Caen, mars 2019

Quand on arrive à Caen, on y voit un sillon

Colonisant la ville en barrant le béton

Entouré de barrières il y a quelques mois

Désormais bien plus vert que la dernière fois

 

Petite provinciale reconstruite après guerre

Du centre médiéval aux bords de Guérinière

Telle Paris en petit et selon les quartiers

Une faune d’avocats, d’étudiants, d’éclopés

 

À Caen, bien difficile de rester anonyme

N’est pas Paris qui veut même si elle est bon mime

Des abords du château à Louvigny-sur-Orne

Des visages amis reconnaissent un homme

 

Pourtant ils ne l’ont pas vu depuis bien longtemps

À peine se rappellent-ils s’il était important

Mais jamais un Caennais n’oublierait un visage

Qui naguère s’incrustait au coeur du paysage

 

Quand est-ce, la dernière fois que nous nous sommes vus ?

Était-ce rue de Vaucelles, était-ce au restau U ?

Adulte je l’étais, encore adolescent

Oubliant mes journées en oubliant le temps

 

À Caen mille regards plus ou moins sympathiques

Vous observent à travers des rideaux métalliques

Insufflant nostalgie et souvenirs gênés

Du retour à la fac à la fin de l’été.

2019-03-27T10:34:39+02:00

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